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Saïed : 'Gabès est victime de pollution environnementale et politique'

D’après la page de la présidence de la République sur Facebook, le chef de l’Etat, Kais Saïed, s’est rendu, hier soir, à Chott Essalem de Gabès pour s’enquérir de la situation environnementale dans la région.

Il a indiqué que ce qui est arrivé l’année dernière ne devait pas se reproduire, soulignant que la question environnementale est une affaire nationale et que la ville de Gabès a payé un lourd tribut, à cause du Groupe chimique, que certains avaient, selon lui, l’intention de céder, “une démarche qui se poursuit depuis 2011, voire avant”, a-t-il dit.

Il a rappelé, à cette occasion, que les entreprises et les établissements publics ne peuvent être ni vendus ni cédés.

Kais Saïed a, de nouveau, affirmé que le peuple veut le démantèlement de la corruption ainsi qu’une reddition équitable des comptes, insistant sur le fait que Gabès, qui regorge de richesses naturelles uniques, notamment des montagnes, des plages et des oasis, est victime non seulement de pollution environnementale mais aussi de pollution politique. “Le peuple est en droit d’exiger un environnement sain épuré de toutes formes de pollution, au sens propre comme au sens figuré”, lit-on encore dans le communiqué.  

Le chef de l’Etat a précisé que les unités polluantes du Groupe chimique tunisien ne seront pas réactivées et que seules celles qui ont fait l'objet de travaux d’entretien seront exploitées.

Il a estimé que les habitants de Gabès ont constitué un rempart face à ceux qui voulaient instrumentaliser leurs souffrances et déjoué les plans de ceux qui avaient pour objectif non seulement de mettre la main sur le Groupe chimique mais aussi de semer la discorde dans la région.  

Kais Saïed s’est, également, rendu au siège du gouvernorat de Gabès, où il s’est réuni avec le gouverneur et avec nombre de députés de la région. “Nous menons une guerre sur tous les fronts (...) Tous les plans et les complots vont se heurter à un rempart infranchissable, à savoir le peuple tunisien”, a-t-il indiqué.

Le président de la République a, par ailleurs, visité l’Hôpital universitaire de la ville, où il a relevé l’encombrement et le manque d’équipements, avant de se rendre à l’oued qui fera bientôt l’objet de travaux de dragage, en raison de l’accumulation des déchets pendant des décennies.

A l’issue de cette visite, le chef de l’Etat a estimé que le constat est clair et est temps, aujourd'hui, de passer à l'action. “Ceux qui n’assument pas leurs responsabilités comme il se doit doivent laisser leurs places à ceux prêts à les assurer avec probité” a-t-il conclu.